Hamchen — Les résultats ADN de l'étude des Arméniens de Hamchen ont été publiés.
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Il existe un type anthropologique arménien distinct et très marqué, parfaitement en accord avec la réalité historique.
D’Ankara à l’Ararat, à travers toute l’Anatolie centrale, orientale et du Sud-Est, on observe un type anthropologique arménien distinct et très marqué, parfaitement en accord avec la réalité historique : ce territoire constitue le cœur de la population arménienne depuis des millénaires.
C’est pourquoi l’ensemble de la population actuelle de cette région – Turcs, Kurdes, Arabes et groupes « Yoruk » – porte en elle un profond héritage arménien, fruit de siècles d’islamisation des communautés arméniennes. Un fait important :
les études génétiques modernes montrent que la composante sibérienne-turque en Turquie ne représente que 2 à 6 %, une part infime, totalement insuffisante pour modifier le type démographique général. L’anthropologie le confirme : d’Ankara à l’Ararat, ce sont les types historiques typiques des hauts plateaux arméniens qui dominent.
Le premier grand cycle d’islamisation des Arméniens débuta au XIIe siècle, après l’invasion seldjoukide, lorsque les communautés arméniennes de Sivas, Angor (Ankara), Mushe, Erzurum, Diarbekir et Van adoptèrent partiellement l’islam, tout en conservant leur langue, leurs traditions et leur type anthropologique.
Aux XIVe et XVe siècles, sous Kara Koyunla et Ak Koyunla, puis sous les premiers Ottomans, l’islamisation s’intensifia : de nombreux villages arméniens se convertirent à l’islam sous la pression du système fiscal (jizya, kharaj) et pour protéger leurs biens.
Aux XVIe et XVIIIe siècles, dans le contexte des guerres ottomanes-séfavides, l’islamisation prit un caractère massif et systématique :
les familles arméniennes vivant sur les lignes de front furent contraintes de se convertir à l’islam pour éviter la déportation, les violences ou la destruction.
C’est durant cette période que se formèrent de nombreuses tribus kurdes et turkmènes d’Anatolie orientale, comprenant une forte proportion de descendants arméniens islamisés, convertis à l’islam mais non à l’islam.
Dès le XIXe et le début du XXe siècle, la carte démographique de l’Anatolie orientale était déjà marquée par des vagues successives d’Arméniens islamisés. Après le génocide de 1915-1923, des millions d’Arméniens – femmes, enfants, adolescents, villages entiers – furent islamisés, intégrés à des tribus kurdes ou assimilés à la culture turque.
C’est pourquoi aujourd’hui, une grande partie des habitants de Van, Bitlis, Mush, Sasun, Hakyari, Erzurum, Diarbekir et Mardin présentent des caractéristiques anthropologiques et un profil génétique presque identiques à ceux des Arméniens des hauts plateaux historiques, et non à ceux des Turcs d’Asie centrale :
la véritable influence turque n’est que de 2 à 6 %.
En Turquie occidentale, la situation est similaire, bien que le contexte historique soit différent. L’ouest d’Ankara, incluant Sivas, Ankara, Kyutahyu, Eskishekhir, Konya, Athènes et même les régions plus proches de la côte égéenne, est majoritairement issu d’Arméniens orthodoxes islamisés par les Byzantins, ainsi que de descendants d’Arméniens issus de nations chrétiennes d’Anatolie : Cappadociens, Phrygiens, Lyciens, Galates et Grecs d’Asie Mineure.
Du XIVe au XVIIIe siècle, ces communautés se sont progressivement converties à l’islam, s’intégrant au système religieux et administratif ottoman, tout en conservant, sur les plans anthropologique et génétique, leurs racines anatoliennes ancestrales.
On ne trouve quasiment aucun type turc d’Asie centrale dans ces régions, pour la même raison : l’influence génétique des Turcs venus s’y mêler n’est que de 2 à 6 %, soit un poids individuel minimal face à l’importante population arménienne-anatolienne autochtone.
Par conséquent, la Turquie moderne — d’Ankara à l’Ararat et à l’ouest d’Ankara — est une population issue des quatre grandes vagues d’islamisation des Arméniens (XIIe, XIVe-XVe, XVIe-XVIIIe et IXe-XXe siècles), ainsi que de l’islamisation des chrétiens arméno-byzantins et anatoliens.
Ainsi, d’un point de vue anthropologique et génétique, les Turcs et la plupart des Kurdes de la région sont plus proches des Arméniens et des Anatoliens que de toute population turque ou sibérienne.
La carte anthropologique actuelle de l’Anatolie coïncide parfaitement avec celle du Haut-Plateau arménien :
les types génétiques arméniens et arméno-arménoïdes y sont dominants, et la composante turque est minime et superficielle.